Après une semaine d'interlude et d'éliminations aussi médiocres que comiques en Coupe de France de la part de certains « calibres » de notre championnat, Bordeaux reprend du service ce soir pour le derby de la Garonne.
Discrets durant les derniers jours écoulés, les girondins feront - on l'espère - parler d'eux en ce début de soirée au Stadium de Toulouse sous peine de voir leurs adversaires du soir leur passer devant ainsi que Paris et Marseille prendre le large.
« Contre un adversaire direct pour les places européennes, nous nous devons de prendre des points. Sinon, nous ne pouvons rien espérer », indiquait cette semaine Benoît Trémoulinas sur le site off' du club. Battus par Marseille, par Lyon et par Paris au moins une fois cette saison en championnat, les marines et blancs nous avaient en effet habitué à plus de charisme les saisons passées face aux pseudos cadors de notre championnat. Vingt-cinq journées après le début de la saison et autant de rebondissements, force est de constater que l'analyse du latéral gauche bordelais est pourtant d'actualité. Actuellement quatrièmes, les pensionnaires de Chaban-Delmas n'en restent pas moins à deux longueurs derrière Paris et une petite unité de Marseille. Inutile de préciser dans ce contexte qu'une nouvelle contre-performance face à l'ennemi régional permettrait aux deux premiers poursuivants de Lyon de prendre le large laissant ainsi les bordelais dans le bas du podium à la lutte avec rennais et toulousains.
Pourtant, la quiétude platonique qui régnait sur la plaine du Haillan cette semaine n'était pas sans rappeler les jours où « Bordeaux la discrète » faisait mine de ne pas se soucier des tribulations de notre championnat tout en poursuivant sereinement son chemin vers les sommets. Après l'euphorie collective de ces deux derniers mois en effet, jamais les girondins n'avaient été autant médiatisés par une presse footballistique avide de connaître un autre club ne rentrant pas dans les critères du fameux « PLM ». Cinq matchs sans victoires plus tard, ces derniers, à peine arrivés, ont déjà quitté les bords de la Garonne et pris la direction de Paris. Paraît-il en effet qu'une révolution est encore en train de s'y dérouler. Ne me parlez pas des manifestions pour le pouvoir d'achat, il s'agit juste d'évènements concernant le club de football de la capitale. Quatre victoires sur les cinq derniers matchs disputés en championnat, et revoilà en effet les parisiens humiliés par Bordeaux de nouveau sur leur 31. On en aurait presque peur si ces derniers n'avaient pas été piteusement éliminés par les amateurs de Rodez.
Mais qu'importe les tumultes qui agitent la capitale en ce moment. Sûrement réceptifs au discours de président Triaud, les marines et blancs ont donc troqué micros et caméras pour ballon rond et crampons. Il était temps. Après près d'un mois et demi de disette en championnat, « il faut repartir sur une autre dynamique et prendre le maximum de points le samedi », comme le soulignait Marc Planus récemment. Qu'il en soit ainsi.
Messieurs les bordelais, retrouvez tout simplement vos valeurs et cette passion qui faisaient de vous il y a encore quelques semaines de sérieux prétendants au titre.
Vous en avez les moyens.
Allez Bordeaux !